Notaires de France : Évolution du marché immobilier français au premier trimestre 2026
Au 1er trimestre 2026, les prix des logements anciens sont quasi stables sur un an en France métropolitaine (+0,2 %). Derrière cette apparente immobilité, le marché a profondément changé de nature : les volumes se normalisent autour de 950 000 ventes par an, la négociation redevient la règle, et les écarts se creusent entre les biens bien positionnés et les autres. Décryptage des dernières données Notaires-INSEE, et ce que cela implique concrètement quand on achète.
Au 1er trimestre 2026, les prix des logements anciens sont quasi stables sur un an en France métropolitaine (+0,2 %). Derrière cette apparente immobilité, le marché a profondément changé de nature : les volumes se normalisent autour de 950 000 ventes par an, la négociation redevient la règle, et les écarts se creusent entre les biens bien positionnés et les autres. Décryptage des dernières données Notaires-INSEE, et ce que cela implique concrètement quand on achète.
Les chiffres clés du 1er trimestre 2026
Variation des indices de prix Notaires-INSEE
| Logements anciens | Appartements anciens | Maisons anciennes | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 mois | 1 an | 3 mois | 1 an | 3 mois | 1 an | |
| France métropolitaine | +0,2 % | +0,2 % | +0,2 % | +0,6 % | +0,3 % | -0,2 % |
| Île-de-France | +0,9 % | +0,6 % | +0,8 % | +1 % | +1,1 % | -0,4 % |
| Province | 0 % | 0 % | -0,2 % | +0,3 % | +0,2 % | -0,1 % |
Variation sur 3 mois (CVS) : évolution entre le 4e trimestre 2025 et le 1er trimestre 2026. Variation sur 1 an : évolution entre le 1er trimestre 2025 et le 1er trimestre 2026.
Source : Insee, Notaires de France – Groupe ADSN, Notaires du Grand Paris – PNS. Données publiées dans la note de conjoncture immobilière des Notaires de France (mise à jour du 23 juillet 2026), consultable sur notaires.fr.
Ce qu'il faut retenir en 30 secondes
- 949 000 ventes de logements anciens sur douze mois à fin mai 2026, soit +5,7 % sur un an — mais une croissance qui décélère nettement.
- +0,2 % de prix sur un an en France métropolitaine : la province est à l'équilibre parfait (0 %), l'Île-de-France repart légèrement (+0,6 %).
- Appartements et maisons divergent : +0,6 % pour le collectif, -0,2 % pour l'individuel.
- Taux moyen des crédits habitat : 3,22 % à fin avril 2026, stable par rapport au mois précédent.
- Les projections d'avant-contrats tablent sur -0,6 % sur un an à fin juillet 2026 : la stabilité devrait durer.
Des volumes qui se normalisent plus qu'ils ne se retournent
Le rythme de croissance des transactions ralentit mois après mois : l'évolution annuelle est passée de +11,4 % à fin février à +7,9 % à fin mars, puis +5,3 % à fin avril, pour s'établir à +5,7 % à fin mai. Vu sur une fenêtre plus longue, le mouvement est encore plus mesuré : entre fin 2023 et fin mai 2026, le volume annuel de ventes n'a progressé que de 1,8 %.
Autrement dit, le marché ne s'effondre pas — il retrouve son point d'équilibre historique, autour de 950 000 transactions par an. Un niveau qui correspond à un marché d'usage : des ménages qui achètent pour habiter, bien plus que des investisseurs qui anticipent une plus-value.
Les notaires pointent une cause précise à la prudence ambiante : ce n'est pas la demande qui manque, mais la lisibilité — sur les politiques publiques comme sur les perspectives économiques. Concrètement, les acquéreurs mettent plus de temps à concrétiser, comparent davantage, négocient plus systématiquement, et exigent un dossier documentaire complet avant de s'engager. Quand le budget coince, ils réorientent leur projet plutôt que de l'abandonner.
Ce que nous observons sur le terrain : nos chasseurs constatent un allongement du temps de réflexion des acheteurs, mais aussi une bien meilleure réceptivité des vendeurs à la négociation qu'en 2021-2022. Un bien correctement estimé se vend ; un bien surcoté reste en ligne plusieurs mois et finit par se négocier.
Prix : une stabilité qui cache deux marchés distincts
Appartements : le collectif tient
En France métropolitaine, les prix des appartements anciens progressent de 0,6 % sur un an. En Île-de-France, la hausse atteint 1 %, avec une dynamique homogène : +1 % à Paris, +1,3 % en petite couronne, +0,8 % en grande couronne. C'est le troisième trimestre consécutif de hausse pour les logements anciens franciliens, après +0,5 % au T4 2025 et +0,4 % au T3 2025.
Maisons : la correction se poursuit
Les maisons anciennes reculent de 0,2 % sur un an à l'échelle métropolitaine, et de 0,4 % en Île-de-France. Deux facteurs se cumulent : le coût de l'énergie et des travaux, qui pèse davantage sur l'individuel, et un budget d'acquisition moyen plus élevé, donc plus sensible aux conditions de financement.
Et pour les prochains mois ?
Les projections issues des avant-contrats — les compromis signés mais pas encore réitérés — donnent une visibilité à trois mois : 0 % sur un an à fin mai, -0,5 % à fin juin, puis -0,6 % à fin juillet 2026. La légère inflexion viendrait surtout des maisons (-0,9 %), les appartements restant proches de l'équilibre (-0,3 %).
Pour un acheteur, le message est clair : il n'y a pas d'urgence à acheter par peur d'une flambée, mais pas non plus de « krach » à attendre qui justifierait de repousser un projet de deux ans.
Le crédit reste le vrai arbitre du marché
À fin avril 2026, le taux d'intérêt moyen des nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations) s'établit à 3,22 %, inchangé par rapport au mois précédent. La production mensuelle de crédits habitat atteint 12,0 milliards d'euros en avril, après 12,6 milliards en mars, légèrement au-dessus de la moyenne observée depuis janvier (11,8 milliards). Les encours, eux, sont stables sur un an.
Point d'attention : la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs le 11 juin 2026 pour prévenir un retour de tensions inflationnistes. À ce stade, cette décision ne s'est répercutée que partiellement sur les taux immobiliers — les banques continuant de défendre le crédit habitat comme produit d'appel. Cette décorrélation n'a rien de garanti dans la durée.
Conséquence pratique : si votre projet est mûr, faire valider votre capacité d'emprunt et sécuriser un accord de principe devient un avantage concurrentiel réel face à un vendeur — et une protection contre une éventuelle remontée des taux en cours de recherche.
Le neuf reste sous contrainte, l'ancien absorbe la demande
Les données de mai 2026 sont volatiles : les autorisations de logements rebondissent de 23,7 % par rapport à avril (34 832 unités), après une chute de 31,3 % en avril et une hausse de 33,8 % en mars. Les mises en chantier atteignent 27 115 unités, en hausse de 1,1 %.
Côté commercialisation, au 1er trimestre 2026 : les réservations par des particuliers progressent de 4 % par rapport au trimestre précédent, mais les mises en vente reculent de 12,7 % (-11,5 % pour les appartements, -28,4 % pour les maisons). Sur un an, les ventes du neuf sont quasi stables (-0,1 %, 16 502 unités), les mises en vente chutent de 31,3 % (13 939 unités), l'encours recule de 1,5 % (118 927 unités) et les annulations de réservations augmentent de 6,2 % (2 693 unités).
Faute d'un dispositif général d'incitation fiscale et dans un cadre réglementaire encore peu lisible, l'offre neuve reste insuffisante. Le parc ancien continue donc de porter l'essentiel de la réponse aux besoins de logement — et c'est précisément là que se joue la concurrence entre acheteurs.
Littoral : des écarts spectaculaires d'une station à l'autre
L'analyse porte sur 35 stations balnéaires de France métropolitaine à fin mars 2026. Le volume de transactions y est globalement stable sur un an (un peu plus de 21 000 ventes), alors qu'il progresse d'environ 8 % au niveau national. Certaines stations tirent leur épingle du jeu (Hendaye, Biscarrosse, Biarritz), d'autres reculent nettement (Agde, La Grande-Motte, Trouville-sur-Mer, La Baule-Escoublac).
Les appartements affichent des évolutions relativement homogènes, la plupart comprises entre -5 % et +5 %. Les maisons, en revanche, présentent des variations bien plus contrastées — un effet mécanique de la diversité des biens vendus : vue mer, extérieur, qualité du bâti, destination (résidence principale, secondaire, locatif). Le prix médian y reflète autant le marché que la composition des ventes de la période.
Quelques repères de prix médians (fin mars 2026)
| Station | Appartements anciens (€/m² & évol. 1 an) |
Maisons anciennes (prix médian & évol. 1 an) |
|---|---|---|
| Le Touquet-Paris-Plage | 8 720 € / +3 % | 1 055 000 € / -2,3 % |
| Biarritz | 7 060 € / -3,4 % | 805 500 € / -9,8 % |
| La Baule-Escoublac | 6 290 € / -4,9 % | 550 000 € / -12 % |
| Trouville-sur-Mer | 5 310 € / -1,7 % | 356 500 € / -7,4 % |
| La Grande-Motte | 5 290 € / +3,4 % | 492 200 € / -5 % |
| Antibes | 5 170 € / +1,3 % | 655 000 € / -7,7 % |
| Menton | 5 030 € / +3,7 % | 513 300 € / +13,4 % |
| La Ciotat | 4 950 € / +2,2 % | 615 300 € / +8,1 % |
| La Rochelle | 4 840 € / -0,7 % | 345 200 € / -4,1 % |
| Saint-Raphaël | 4 760 € / -2,6 % | 672 800 € / -2,1 % |
| Hyères | 3 950 € / +2,1 % | 511 000 € / +2,2 % |
| Canet-en-Roussillon | 3 730 € / +2,3 % | 270 000 € / -2,2 % |
| Agde | 3 530 € / -3,3 % | 250 400 € / +4,7 % |
| Gruissan | 3 580 € / -1,4 % | 200 000 € / -12,8 % |
| Ajaccio | 3 670 € / -1 % | 494 000 € / +16,5 % |
| Lège-Cap-Ferret | — | 953 500 € / -17,8 % |
Source : Notaires de France – Groupe ADSN, note de conjoncture immobilière, données à fin mars 2026 (35 stations balnéaires de France métropolitaine).
Ce que ce marché change concrètement pour un acheteur
Un marché stable en apparence est un marché exigeant en pratique. Quand les prix ne montent plus mécaniquement, la performance d'un achat ne vient plus du timing : elle vient de la qualité du bien, du prix payé et de la structure du dossier. Trois leviers sur lesquels un accompagnement change réellement l'issue.
1. La négociation redevient un vrai levier
Les notaires le disent explicitement : la négociation prime aujourd'hui sur les variations de prix. Encore faut-il savoir sur quoi négocier — un DPE F, une toiture à reprendre, une charge de copropriété anormalement élevée, un bien en ligne depuis 90 jours — et disposer des comparables de vente réels (et pas des prix affichés) pour argumenter.
2. La qualité et la performance énergétique font le tri
Les acquéreurs privilégient désormais les biens offrant le meilleur compromis entre qualité, performance énergétique, fonctionnalité et budget. À l'inverse, les logements nécessitant d'importants travaux et les segments de prix les plus élevés rencontrent davantage de difficultés — le marché de prestige montrant lui-même des signes d'essoufflement, notamment en Île-de-France et sur certains secteurs du littoral. Chiffrer les travaux avant de faire une offre n'est plus une option.
3. Les biens les plus intéressants ne sont pas tous en ligne
Dans un marché d'utilisateurs où l'offre de qualité reste rare, une part significative des transactions se joue en amont de la publication de l'annonce. C'est le cœur du métier de chasseur immobilier : activer un réseau local d'agences, de notaires, de syndics et de prescripteurs pour accéder à des biens off-market ou en avant-première.
Le chasseur immobilier, ville par ville : pourquoi le local prime
Les indices nationaux masquent des réalités de marché très différentes. Entre une Île-de-France dont les appartements repartent à la hausse (+1 %) et une province globalement à l'équilibre (0 %), les stratégies d'achat n'ont rien à voir. Et à l'intérieur même d'une métropole, l'écart entre deux quartiers dépasse souvent l'écart entre deux régions.
C'est pourquoi Mon Chasseur Immo fonctionne en réseau de chasseurs implantés localement : chacun connaît ses rues, ses copropriétés, ses délais de vente réels et ses interlocuteurs.
- Chasseur immobilier à Paris — marché des appartements en hausse sur un an (+1 %), tension forte sur les surfaces familiales bien classées au DPE ; l'arbitrage se joue à l'échelle du quartier, voire de la rue.
- Chasseur immobilier à Lyon — marché de report francilien et étudiant, avec des écarts marqués entre presqu'île, rive gauche et couronne est.
- Chasseur immobilier à Bordeaux — après plusieurs trimestres de correction, un marché où la négociation sur l'individuel est redevenue possible.
- Chasseur immobilier à Nantes — attention à l'effet littoral proche (Pornic, La Baule) qui tire certains budgets vers le haut sans logique de résidence principale.
- Chasseur immobilier à Montpellier — marché dual entre l'agglomération et le littoral (La Grande-Motte, Agde), où résidences secondaires et principales ne suivent pas les mêmes courbes.
- Chasseur immobilier à Marseille — l'un des marchés les plus hétérogènes de France : la connaissance micro-locale y est déterminante.
- Chasseur immobilier à Toulouse — dynamique démographique soutenue, offre de maisons en première couronne sous pression.
- Chasseur immobilier à Lille — un marché où l'écart entre l'intra-muros et la métropole reste un levier d'arbitrage budgétaire.
- Chasseur immobilier à Nice — proximité des stations de la Côte d'Azur (Antibes +1,3 %, Menton +3,7 % sur les appartements) et forte part de résidences secondaires.
- Chasseur immobilier à Perpignan — budgets accessibles et littoral en légère hausse (Canet-en-Roussillon +2,3 %), avec une vigilance nécessaire sur l'état du bâti.
Voir tous nos chasseurs immobiliers par région et par ville →
Questions fréquentes
Faut-il acheter maintenant ou attendre une baisse des prix en 2026 ?
Les projections issues des avant-contrats indiquent une quasi-stabilité à court terme (-0,6 % sur un an à fin juillet 2026). Aucune baisse significative n'est anticipée, mais aucune flambée non plus. L'arbitrage se joue donc davantage sur votre situation personnelle — capacité d'emprunt, durée de détention envisagée, coût d'un loyer en attendant — que sur le calendrier de marché.
Quel est le taux moyen d'un crédit immobilier aujourd'hui ?
À fin avril 2026, le taux d'intérêt moyen des nouveaux crédits à l'habitat hors renégociations s'établit à 3,22 % (source : Banque de France), stable par rapport au mois précédent. Votre taux personnel dépendra de votre apport, de vos revenus, de la durée et de votre banque.
Pourquoi les maisons baissent-elles alors que les appartements montent ?
Au T1 2026, les maisons anciennes reculent de 0,2 % sur un an en France métropolitaine quand les appartements progressent de 0,6 %. Les maisons sont plus exposées au coût des travaux et de l'énergie, et représentent un budget plus élevé, donc plus sensible aux conditions de financement.
Un chasseur immobilier a-t-il un intérêt dans un marché stable ?
D'autant plus, oui. Quand les prix ne progressent plus mécaniquement, la valeur créée vient du prix d'achat négocié, de l'accès à des biens hors marché et de l'évitement des mauvais dossiers (travaux sous-estimés, copropriété en difficulté, DPE pénalisant). Ce sont exactement les points sur lesquels un professionnel exclusivement mandaté par l'acheteur intervient.
Combien coûte un chasseur immobilier ?
Chez Mon Chasseur Immo, les honoraires s'appliquent sur le prix d'achat net vendeur (hors frais de notaire et d'éventuels frais d'agence) et représentent un pourcentage du prix d'achat. Ils ne sont dus qu'en cas de succès, à la signature de l'acte authentique : aucun frais de dossier n'est demandé.
Sources et méthodologie
- Conseil supérieur du notariat / Notaires de France, Tendances et évolutions des prix de l'immobilier au 1er trimestre 2026, mis à jour le 23 juillet 2026 — notaires.fr
- Indices de prix des logements anciens Notaires-INSEE (Insee, Notaires de France – Groupe ADSN, Notaires du Grand Paris – PNS)
- Banque de France, statistiques crédits aux particuliers, résultats à fin avril 2026
- SDES, Sit@del2 (St@t info n° 825, mai 2026) et ECLN (St@t info n° 818, résultats au T1 2026), ministère de la Transition écologique
- BCE, décisions de politique monétaire du 11 juin 2026
Les volumes de transactions cités portent sur la France, tous départements hors Mayotte. Les données de prix du 1er trimestre 2026 sont des indices Notaires-INSEE ; les évolutions à venir sont des projections issues des avant-contrats et non des données définitives.
À propos de Mon Chasseur Immo
Mon Chasseur Immo est un réseau national de chasseurs immobiliers exclusivement mandatés par l'acheteur. Nos chasseurs, implantés localement, accompagnent chaque projet de la définition du cahier des charges à la signature chez le notaire : recherche y compris off-market, visites, analyse technique et financière du bien, négociation du prix et suivi administratif. Activité exercée dans le cadre de la loi Hoguet, avec carte professionnelle et garantie financière.
Article rédigé par la rédaction Mon Chasseur Immo à partir des données publiques des Notaires de France et de la Banque de France. Prochaine mise à jour à la publication des indices du 2e trimestre 2026.
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