par Viviane Ramadier

Taux immobiliers en hausse : pourquoi c'est encore le moment d'acheter

Les taux de crédit ont nettement remonté à la rentrée et certains experts évoquent 4 % dès le début de 2027. Faut-il pour autant reporter son achat ? Pas forcément. Prix qui se tassent, vendeurs plus ouverts à la discussion, banques en quête de clients : le contexte offre de vraies cartes à l'acheteur préparé. Chiffres à l'appui, voici pourquoi attendre peut coûter plus cher qu'agir, et comment un chasseur immobilier vous aide à transformer la hausse des taux en opportunité.


Les taux de crédit ont nettement remonté à la rentrée et certains experts évoquent 4 % dès le début de 2027. Faut-il pour autant reporter son achat ? Pas forcément. Prix qui se tassent, vendeurs plus ouverts à la discussion, banques en quête de clients : le contexte offre de vraies cartes à l'acheteur préparé. Chiffres à l'appui, voici pourquoi attendre peut coûter plus cher qu'agir, et comment un chasseur immobilier vous aide à transformer la hausse des taux en opportunité.

Vous suivez les taux depuis des mois, vous espériez une baisse, et voilà qu'ils repartent à la hausse. La tentation est grande de tout mettre en pause « en attendant que ça se calme ». Le problème, c'est que personne ne sait quand ni si le mouvement s'inversera. Et pendant ce temps, chaque mois d'attente peut alourdir la facture.

Dans sa chronique du 26 septembre 2026 sur franceinfo, la journaliste Fanny Guinochet résume la situation en un conseil : ne pas tarder. Cet article reprend les chiffres de la rentrée, les traduit en euros concrets et vous montre où se trouvent réellement les marges de manœuvre de l'acheteur aujourd'hui.

Où en sont les taux immobiliers fin septembre 2026 ?

Le courtier Pretto a mis à jour son baromètre la semaine du 21 septembre 2026. Les taux moyens constatés sont les suivants.

Durée du prêt Taux moyen (baromètre Pretto, septembre 2026) Mensualité pour 250 000 € empruntés* Coût total des intérêts*
15 ans 3,38 % 1 773 € 69 050 €
20 ans 3,52 % 1 452 € 98 590 €
25 ans 3,67 % 1 274 € 132 340 €

*Calcul hors assurance emprunteur et hors frais de garantie, à titre indicatif.

Ces niveaux sont sensiblement plus élevés qu'avant l'été, et plusieurs experts anticipent un passage à 4 % en début d'année prochaine. C'est là que se joue la question du calendrier.

Attendre coûte plus cher que vous ne le pensez

Ce que représente un passage de 3,67 % à 4 %

Prenons un emprunt de 250 000 € sur 25 ans. À 3,67 %, la mensualité s'établit à environ 1 274 €. À 4 %, elle grimpe à environ 1 320 €. L'écart paraît modeste, 45 € par mois, mais sur toute la durée du prêt il représente près de 13 500 € d'intérêts supplémentaires.

Scénario (250 000 € sur 25 ans) Mensualité* Coût total des intérêts*
Achat maintenant à 3,67 % 1 274 € 132 340 €
Achat au début 2027 à 4 % 1 320 € 145 880 €
Surcoût lié à l'attente + 45 €/mois + 13 540 €

À cela s'ajoute un second effet, moins visible : à revenus constants, une hausse de taux réduit votre capacité d'emprunt, car le taux d'endettement reste plafonné à 35 %. Attendre, c'est donc aussi risquer de viser un bien plus petit ou moins bien placé pour la même mensualité.

Et si les taux baissaient finalement ?

C'est possible, personne ne peut l'exclure. Mais si les taux redescendent un jour de façon significative, la renégociation ou le rachat de crédit restent des options pour les emprunteurs déjà propriétaires. À l'inverse, un bien acheté trop tard ou trop cher ne se rattrape pas. Parier sur une baisse revient à prendre un risque sur un paramètre que vous ne maîtrisez pas, en laissant filer ceux que vous maîtrisez.

Les bonnes nouvelles que la hausse des taux cache

Des prix qui se tassent

La remontée des taux a un effet mécanique sur le marché : moins d'acheteurs solvables, donc moins de pression sur les prix. Franceinfo relève un tassement des prix des appartements et des maisons en vente. Les vendeurs ont intégré qu'une conjoncture plus sombre ne permet plus d'afficher des prix trop ambitieux, sous peine de voir leur bien rester longtemps sur le marché.

Des vendeurs ouverts à la négociation

Pour l'acheteur, c'est la vraie opportunité du moment. Et elle pèse souvent plus lourd que la hausse des taux elle-même. Reprenons notre exemple : négocier 15 000 € sur le prix d'un bien réduit d'autant le montant emprunté. Sur 25 ans à 3,67 %, cela représente environ 76 € de mensualité en moins, soit davantage que l'impact d'une hausse de taux de 3,67 % à 4 %.

Le bon réflexe : ne raisonnez pas uniquement en taux, raisonnez en coût global. Un point de négociation obtenu sur le prix, c'est un gain acquis dès la signature, qui ne dépend ni de la BCE ni de votre banque. Une négociation réussie peut compenser, voire dépasser, plusieurs dixièmes de point de hausse de taux.

Des banques qui ont besoin de clients

Les établissements restent exigeants sur la qualité des dossiers, mais ils ont des objectifs de production à atteindre. Un dossier solide (apport, stabilité professionnelle, gestion saine des comptes) garde donc un vrai pouvoir de négociation. Comme le rappelle franceinfo, il est rare d'obtenir la meilleure offre auprès de la banque dont on est client depuis vingt ans. Mettre les établissements en concurrence, directement ou via un courtier, reste indispensable, y compris sur l'assurance emprunteur.

Comment un chasseur immobilier vous aide à tirer parti du contexte

Le courtier sécurise votre financement. Le chasseur immobilier, lui, agit sur l'autre moitié de l'équation : le bien et son prix. Les deux rôles sont complémentaires, et dans un marché de taux hauts, c'est précisément le prix d'achat qui devient le levier le plus puissant.

Négocier avec des arguments, pas au hasard

Un vendeur ouvert à la discussion ne signifie pas qu'il acceptera n'importe quelle offre. Le chasseur construit une proposition argumentée : comparaison avec les ventes récentes du secteur, travaux à prévoir, performance énergétique, durée de mise en vente. C'est cette méthode qui permet aux acheteurs accompagnés par Mon Chasseur Immo de réaliser jusqu'à 6 % d'économie par rapport à leur budget initial.

Acheter vite pour verrouiller son taux

Quand les taux montent, le temps compte. Une recherche qui s'étire sur six mois peut vous faire passer d'une grille de taux à une autre. Avec un chasseur, la recherche dure en moyenne environ 45 jours, avec moins de 3 visites en moyenne avant de signer, car chaque bien présenté a été qualifié en amont selon votre cahier des charges.

Accéder aux biens en avant-première

Les meilleures affaires ne passent pas toujours par les portails d'annonces. Grâce à son réseau d'agences, de notaires et de particuliers, le chasseur accède à des biens proposés en avant-première, avant que la concurrence entre acheteurs ne s'installe. Moins de concurrence, c'est aussi plus de marge pour négocier.

Un interlocuteur 100 % côté acheteur

Contrairement à l'agent immobilier, mandaté par le vendeur, le chasseur ne défend que vos intérêts. Il peut aussi vous dire franchement qu'un bien est au bon prix et qu'il vaut mieux ne pas trop négocier au risque de le perdre. Cette transparence explique en partie les 95 % de clients satisfaits parmi les plus de 10 000 acheteurs accompagnés par Mon Chasseur Immo depuis 2012.

Dans quels cas il vaut mieux attendre

Acheter maintenant n'est pas une règle universelle. Dans certaines situations, patienter reste la décision la plus raisonnable :

si votre horizon de détention est inférieur à cinq ans environ, les frais d'acquisition risquent de ne pas être amortis ; si votre situation professionnelle est en transition (période d'essai, reconversion), votre dossier sera plus solide dans quelques mois ; si votre apport ne couvre pas encore les frais de notaire, le constituer d'abord améliorera vos conditions de prêt.

Dans ces cas-là, un échange avec un chasseur reste utile : il peut vous aider à calibrer votre projet et à être prêt à agir dès que votre situation le permettra.

En résumé : les taux montent, mais l'acheteur préparé garde la main

La hausse des taux est réelle et pourrait se poursuivre cet hiver. Mais elle s'accompagne d'un marché plus favorable à l'acheteur : prix qui se tassent, vendeurs plus réalistes, banques en recherche de dossiers. Celui qui agit maintenant, avec un financement bien négocié et un prix d'achat défendu pied à pied, peut compenser largement l'effet des taux. Celui qui attend prend le risque de cumuler des taux plus hauts et une capacité d'emprunt réduite.

Vous hésitez à vous lancer avant que les taux ne montent encore ?

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Sources

Franceinfo, « Immobilier : c'est le moment d'acheter », chronique « C'est mon budget » de Fanny Guinochet, 26 septembre 2026.
Pretto, baromètre des taux immobiliers, mise à jour de septembre 2026.
Mon Chasseur Immo, chiffres clés du réseau (page « Mon Chasseur Immo en chiffres »).
Calculs de mensualités et de coût des intérêts : simulation Mon Chasseur Immo, hors assurance emprunteur et frais de garantie.

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