par Heloïse Bretillard

Héloise Bretillard : « mon matin rime avec qualification des biens »

Héloise Bretillard, chasseuse immobilier au réseau Mon Chasseur Immo, nous ouvre les portes de son univers quotidien. Alertes en temps réel, qualification des biens, appels aux vendeurs, visites express… Découvrez comment elle déniche les perles rares que personne d'autre ne voit. Une plongée fascinante dans les coulisses de la chasse immobilière.


Héloise Bretillard, chasseuse immobilier au réseau Mon Chasseur Immo, nous ouvre les portes de son univers quotidien. Alertes en temps réel, qualification des biens, appels aux vendeurs, visites express… Découvrez comment elle déniche les perles rares que personne d'autre ne voit. Une plongée fascinante dans les coulisses de la chasse immobilière.

« Le matin, je commence par les alertes »

Vous dites que votre matinée rime avec qualification des biens. C'est quoi exactement, la qualification ?

C’est la base de la chasse ! Chez Mon Chasseur Immo, on a un outil très puissant qui centralise tous les biens publiés en temps réel.
Mais attention, ce n’est pas juste un filtre automatique. Derrière, il y a tout le travail humain : tri, analyse et contact avec les vendeurs.

Concrètement, tu fais quoi le matin ?

Je reçois des alertes via l’application Mon Chasseur Immo.
Ça me permet d’être informée où que je sois, 24h/24.
Non, non, je ne passe pas ma vie à rafraîchir SeLoger ! 😄
L’application fait le travail de veille, moi je fais le travail de réflexion et de décision.

 

Comment fonctionnent les alertes intelligentes

Comment tu configures ces alertes ?

On peut pré-sélectionner des biens selon des critères précis : surface, prix, secteur…
Et ce qui est top : on peut ajouter des mots-clés personnalisés.
Par exemple, si un client veut une terrasse, je mets « terrasse » comme mot-clé.
Tout bien correspondant remonte automatiquement.

On a aussi l’historique des publications :quand le bien a été publié, s’il a bougé…
Ces infos sont uniques et centralisées dans une seule appli.

 

Et en pratique, tu reçois combien d'alertes par jour ?

Ça dépend du marché et du stade de la mission.
Au début, on part avec des milliers de biens.
Mais bien calibrées, les alertes tombent à 30-40 par jour.
C’est déjà du tri, mais bien mieux que de scroller sur les portails classiques.

 

L'analyse : le travail réel commence

Une fois que tu as l'alerte, tu fais quoi ?

C’est là que commence le tri.
Je regarde les photos, les infos de l’annonce, je détecte les points qui clochent.
Photos floues, pièces trop sombres, vis-à-vis…
Après quelques années, je peux éliminer 60 % des alertes rien qu’avec les photos.

Tu arrives à évaluer un bien juste en regardant les photos ?

Oui et non. Les photos te donnent une première impression, mais tu sais, après quelques années, tu vois les biens qui vont avoir un problème. Un bien trop sombre, un secteur qui paraît glauque en photo, un étage trop bas, des voisins audibles… Tu déjà tu peux éliminer 60 % des alertes.

 

L'appel au vendeur : le cœur du métier

Après l'analyse, tu appelles le vendeur ?

Oui, c’est là que commence la qualification réelle.
Que ce soit une agence, un mandataire, un notaire ou un particulier, j’appelle systématiquement.

Et tu lui poses quoi, exactement ? 
Ah, ils adorent !
Je ne suis pas un acheteur lambda qui dit « oui c’est joli, on visite quand ? »
Je pose les questions qu’un acheteur ne pose jamais, parce que je défends les intérêts de mes clients

Par exemple ?

Je demande : depuis combien de temps c'est en vente ? Il y a eu des offres déjà ? Elles ont été refusées ? Y a-t-il d'autres acheteurs en cours ? Comment c'est les voisins ? C'est calme ? Y a-t-il des travaux prévus ? Pourquoi il vend ? Urgence ou relax ?

Toutes ces infos ne sont jamais dans l’annonce.
Et elles changent tout : un bien peut devenir intéressant si le vendeur accepte de négocier, ou au contraire plus complexe s’il y a plusieurs acheteurs ou des travaux à prévoir.

 

Le triage quotidien

Donc tu reçois 30-40 alertes, tu en analyses peut-être 20… Et au final ?

Au final, je ne publie que 3 ou 4 biens par semaine à mes clients.
Parce qu’il y a un énorme travail de tri :beaucoup de biens ne valent pas le coup,
et beaucoup de pièges sont très bien déguisés.

Ce que je dis toujours à mes clients, c’est qu’on ne fait pas du tourisme immobilier.
On visite peu, mais on visite juste.

Je préfère proposer 4 biens vraiment qualitatifs plutôt que 20 biens simplement “corrects”.Et plus la recherche avance, moins je propose de biens,
parce que je connais de mieux en mieux les attentes de mon client.

Je m’appuie énormément sur leurs retours, sur ce qu’ils aiment… et surtout sur ce qu’ils n’aiment pas. On avance ensemble, on fait équipe.

 

 

La publication sur l'app : le client prend le relais

Quand tu trouves un bon bien, tu fais quoi ?

Je publie le bien sur l’application du client, avec mes commentaires et mon analyse.

Par exemple :
attention, petit balcon mais appartement très lumineux
prix au m² bas, il y a une raison : double vitrage à prévoir
je sens une vraie marge de négociation ici

Ensuite, le client prend le relais.
S’il est intéressé, je reçois une notification et on organise une visite très rapidement.

Et s'il n'est pas intéressé ?

On continue, tout simplement. C’est l’avantage de l’outil :
on avance sans perdre de temps, sans se justifier sans cesse.

L’idéal, c’est que le client m’explique pourquoi il ne souhaite pas visiter :
par exemple, un rez-de-chaussée, une rue trop passante, une cuisine fermée, des poutres, etc.

Ces retours sont précieux : ils me permettent d’affiner encore plus la recherche et d’éviter de reproposer le même type de bien.

« Ca reste des outils hyper pratiques, mais il y a de l'humain derrière »

Tu insistes souvent là-dessus dans tes posts : l'importance de l'humain. Pourquoi ?

Parce que c’est une réalité. L’application est incroyable. Les alertes sont ultra performantes.

Mais si je me contente de cliquer sur “publier le bien”,sans appeler l’agent, sans analyser, sans prendre du recul, ça n’a aucun intérêt.

La vraie valeur ajoutée, elle est humaine :
c’est moi qui vais sentir si un bien vaut le coup ou non,
c’est moi qui vais détecter un piège,
c’est moi qui vais négocier, créer du lien, comprendre les enjeux.

Un exemple concret ?

Je reçois une alerte : photos correctes, prix cohérent, sur le papier tout colle.
J’appelle l’agent immobilier.(que je connais bien)

En échangeant avec lui, j’apprends que le vendeur part à l’étranger dans deux mois
et qu’il doit vendre rapidement. Là, tout change.

Je sais qu’une négociation est possible, et je sais aussi qu’il faut agir vite.
Je transmets ces informations à mon client, et ça change complètement la stratégie.

C’est exactement pour ça que je dis que les outils sont indispensables, mais que l’humain fait toute la différence.

 

Le réseau off-market : la sauce secrète

Tu as aussi mentionné les infos « off » qu'on reçoit avant la publication. C'est quoi ?

Sans compter les infos qu'on reçoit en off avant même que les biens soient publiés grâce à notre réseau. Et ça on aime… on adore ! 

Comment ça marche ?

Nous sommes 180 chasseurs au sein du réseau Mon Chasseur Immo.
Les agents immobiliers savent qui nous sommes :
des professionnels, avec des clients sérieux et des projets solides.

Du coup, avant de publier un bien sur les portails,
ils nous appellent ou nous envoient un mail :
“J’ai un bien qui arrive, ça peut intéresser vos clients ?”

Résultat : on a souvent 48 heures d’avance.
Et dans l’immobilier, c’est énorme.

Et tu l'as vraiment, ce genre d'appels ?

Oui, très régulièrement.
Soit via des mails envoyés à tous les chasseurs de la région,
soit en direct, parce que notre réseau sait exactement ce que je cherche, je communique beaucoup dessus.

J’utilise mes réseaux sociaux et une newsletter mensuelle pour communiquer mes avis de recherche. Ça entretient le lien et ça fait circuler l’info.

Parfois, ce sont aussi des biens déjà en ligne sur lesquels on est informés en amont d’une baisse de prix par exemple, ou s’il y a urgence.

L’idée, c’est toujours la même : avoir les infos avant les autres, au bon moment.

Bon, évidemment, ce n’est pas magique :
il faut encore que le bien corresponde au projet de mon client 🙂

 

Merci à la communauté

Tu dis toujours « merci à eux pour leur contribution ». C'est important pour toi, cette solidarité dans le réseau ?

Oui c'est vraiment important. C'est un écosystème. Les agents nous donnent de l'info, on leur amène des clients sérieux qui achètent rapidement. C'est win-win.

C’est pour ça que je prends toujours le temps de le dire : merci à eux pour leur contribution. Et surtout si au final mon client ne se positionne pas pour acheter ou simplement visiter, je prends toujours le temps de faire un retour. C'est important.

Ça change quoi pour l'acheteur final, ce réseau off-market ?

Ça change tout. L'acheteur qui cherche seul, il voit peut-être 50 biens en un mois sur les portails. L'acheteur qu'on accompagne, il en voit 20 qui sont triés, et 5 qui sont off-market. Donc 20 biens de bien meilleure qualité, et 5 que personne d'autre ne verra. C'est la différence entre chercher en aveugle et chercher avec un radar.

 

Une journée type chez Héloise

Dépeins-nous une journée type. Tu te lèves à quelle heure ?

Je ne suis pas du genre à me lever à 5h du matin. Je me lève vers 7h30, je prends un café, et je vais checker mon appli. C'est la première chose que je fais. (Toujours connectée oui😊)

Et à ce moment-là, tu as 30-40 alertes d'attente ?

Oui, parfois même plus. La nuit, l'appli a bossé sans moi. J'analyse rapidement : lesquels je dois regarder plus attentivement, lesquels c'est non direct.

Ensuite, j'appelle les vendeurs, j'analyse les photos, je trie. Ça me prend environ 2-3 heures selon l'activité du marché.

Et l'après-midi ?

Visites. Rendez-vous avec les clients. Négociation. Administratif....

Et surtout, de la requalification en continu, parce que l’application, elle, ne s’arrête jamais

C’est un métier avec plein de casquettes : aucune journée ne se ressemble, il faut rester au taquet, s’adapter en permanence et garder une vraie capacité d’analyse.

C’est aussi ce qui le rend passionnant.

Et tu dis vraiment que tu ne restes pas derrière un écran à rafraîchir des pages ?

Jamais. C'est pour ça qu'on a l'appli. Elle fait le travail sale. Moi je fais le travail intelligent : je choisis, je filtre, je négocie, je comprends le marché. C'est ça qui me plaît dans le métier.

 

Conseil de Héloise : « ne fais pas ça tout seul »

Si tu devais donner un conseil à quelqu'un qui cherche un bien immobilier en ce moment ?

Être bien accompagné, par un chasseur immobilier, bien sûr 🙂

Je vois beaucoup de personnes qui passent des heures à scroller sur les sites immo,
qui ratent les bons biens parce qu’elles ne peuvent pas être disponibles h24,qui visitent à l’aveugle…et qui, au final, achètent trop cher, ou pas le bon bien, voir même finissent pas renoncer à acheter de peur de se tromper.

Un chasseur immobilier, c’est un professionnel du marché local :il a les outils, le réseau, l’analyse et le recul nécessaires. Son rôle est d’aider à bien acheter en toute sérénité.

Contrairement à un agent immobilier, nous n’avons rien à vendre, seulement un service. Nous sommes là pour conseiller, sécuriser les décisions et surtout faire gagner du temps, sans stress.

Et le coût, ça freine pas les gens ?

Non, parce que les honoraires ne sont dus que si le projet aboutit.(payé au succès)
Et très souvent, la négociation permet d’obtenir un prix, au moins équivalent, voire supérieur, au montant des honoraires.

Surtout, on trouve plus vite. Et comme on dit,”le temps, c’est de l’argent.”

Pendant une recherche qui s’éternise, il y a souvent un loyer qui continue de courir, des taux qui évoluent, de l’énergie et du stress dépensés.

Les clients en ont conscience : l’accompagnement a un coût, oui,
mais ils savent aussi qu’ils s’y retrouvent, financièrement et humainement.

 

Conclusion : l'outil, c'est cool. L'humain, c'est indispensable

Héloise Bretillard résume parfaitement le métier de chasseur immobilier : c'est un mélange d'intelligence artificielle (les alertes intelligentes) et d'intelligence humaine (l'analyse, la négociation, la relation). L'appli fait le tri. Le chasseur fait le reste.

Et c'est pour ça que ça marche. Pas de magie. Juste de la rigueur, de la réactivité, et un brin de passion pour dénicher les perles rares.

Vous aussi, vous êtes dans cet univers de la chasse immobilière ? Vous avez une question pour Héloise ou les autres chasseurs du réseau ? Décrivez votre projet et laissez-vous guider par un pro.

Photo de Héloise Bretillard
À propos de l'auteur

Héloise Bretillard

Nantes

"En tant que chasseur immobilier expérimenté dans le secteur , je vous partage mes conseils et mon expertise pour vous accompagner dans vos projets immobiliers."

🌐 Découvrir mon site 📞 +33684067836
Avatar chasseur immobilier

Un projet d'achat ? Faites estimer votre recherche gratuitement

Quartier, budget, critères, faisabilité... Un chasseur immobilier peut analyser votre projet gratuitement et vous dire si c’est réalisable – ou comment l’ajuster.

L’accompagnement est 100 % sur mesure, sans engagement. Vous avez tout à y gagner.

Estimer gratuitement mon projet d'achat